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DÉCROCHER C'EST POSSIBLE
Par Richard Biron,
La Presse
Affaires,
Le
samedi 29 juillet 2006
C'est l'été,
vous êtes en vacances au bord de la piscine, quelques piña
colada dans le corps. Vous n'avez plus envie de reprendre un
boulot que vous n'avez jamais aimé, ou que vous n'aimez
plus. Un flash a priori déraisonnable vous traverse l'esprit
: vous quittez le petit confort de votre emploi pour faire
ce dont vous avez toujours eu envie.
Un banquier
devenu enseignant, une relationniste recyclée en danseuse de
flamenco, un cadre de Bell Canada ayant fait le saut au YMCA,
ou un ancien dirigeant de la Banque Nationale devenu
viticulteur. Ces cas montrent bien qu'il est possible de
changer de cap, parfois radicalement.
Mais attention
de ne pas sauter dans le vide, prévient Madeleine Fortier,
conseillère en transition de carrière. « Il faut être
décidé, mais aussi réfléchir à ses affaires, dit-elle. Il ne
faut pas partir sur un coup de tête. »
Mais surtout, il
importe de changer d'air pour les bonnes raisons. « Il faut
démêler le travail et les conditions de travail », explique
Mme Fortier. Certains aiment ce qu'ils font sans en être
conscients. Ce ne sont pas leurs tâches qui les
démoralisent, mais l'atmosphère malsaine dans laquelle ils
les exécutent. Dans un tel cas, il vaut peut-être mieux
régler les problèmes à l'interne ou trouver un emploi dans
le même domaine que vouloir à tout prix se recycler.
Même si on opte
pour un changement de métier, il ne faudrait pas faire
l'erreur de mettre de côté tous ses acquis. « Trop de gens
veulent faire table rase de leur passé alors que leur
expérience est précieuse, indique la conseillère d'Accent Carrière.
Il faut partir avec des bases et ne pas se présenter comme
un novice alors que l'on a 20 ans d'expérience derrière la
cravate. »
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